Mali 2010

Participants Nicolas
Lieu: Koréra-Koré + Nioro + Bamako (Mali)
Période: Juillet 2010 (4 semaines)
Association: Ajukoby
Faisant partie de: Essonne Sahel
Photos

Burkina2011


Pourquoi faire un projet humanitaire ?

Un ami avait fait un stage au même endroit avec la même association. Le récit de son voyage, et de la formidable expérience que cela lui a apporté, m’a donné envie d’essayer. Il m'a donc envoyé le contact et je suis parti pour découvrir un pays, une société, un environnement, des coutumes vraiment différentes et pour partager avec la population malienne. Le but était de vivre une expérience qui me marquerait.

Comment se déroulait le projet ?

Pendant la période des pluies, des inondations se produisent dans le village de Koréra-Koré et détruisent les maisons des habitants. L’association Essonne-Sahel qui travaille avec le bureau d’étude malien Biced (basé à Nioro-du-Sahel) m’a donc envoyé sur le terrain pour faire une « enquête ».

- J’ai passé 1 semaine dans le bureau d’étude malien (le directeur était mon maître de stage) pour préparer l’étude. Je leur ai aussi installé le logiciel HEC-RAS, et formé rapidement le directeur à son utilisation.

- Je suis ensuite parti pour 2 semaines dans le village de Koréra-Koré où j’ai fait des réunions avec la population, des rencontres avec les personnes dont les habitations étaient touchées par les inondations, et des promenades autour du village pour découvrir le terrain et les causes des inondations.

- Je suis enfin retourné 1 semaine à Nioro-du-Sahel pour étudier les résultats de l’enquête et rédiger un rapport en compagnie de mon maître de stage.

Comment participer ?

Après avoir contacté l’association, le président m’a rapidement rencontré pour voir mes motivations et voir si j’étais assez « solide » pour effectuer la mission. Après m’avoir accepté, je l’ai revu plusieurs fois pour qu’il me dise tout ce que je devais savoir sur le pays et la vie là bas. Il s’est occupé de mon Visa. j’ai dû faire des vaccins : hépatite A + typhoïde (pas obligatoire mais conseillé), fièvre jaune. J’ai dû aussi prendre des comprimés pour éviter d’avoir le paludisme. Il n’y a pas de frais d’inscription.

Informations complémentaires

La situation du Sahel s’est dégradé à la toute fin de mon stage (enlèvement de M. Germaneau), et depuis, la région n’est pas vraiment considérée comme sure par le gouvernement français... Je ne sais pas si les ONG s’aventurent encore là-bas...

Mais peut-être que ça va se rétablir à un moment. En tout cas l'association effectue toujours des missions au Mali.

Ce qu'on en a retiré, critiques, conseils

La population m'a accueilli à bras ouverts et a fait tout son possible pour rendre mon séjour le plus agréable qui soit. On revient avec des souvenirs plein la tête et on relativise évidement sur les problèmes qui nous entourent.

Il s'agit vraiment d'une expérience à faire. Je pense que le stage de 1A nous en donne l'opportunité. Il faut partir dans l'optique de découvrir une population et un mode de vie complètement différents, et non dans l'espoir d'améliorer leur conditions de vie ou « de rendre le monde meilleur ». On risque sinon d'être déçu.

Partir seul permet de se forcer à découvrir le pays et à se mélanger à la population, mais cela peut devenir ennuyant si le stage est trop long. Il y a un compromis à faire.

Budget prévisionnel :

J'étais logé, nourri tout au long de mon séjour par la population (sauf 2 nuits à Bamako). Prix approximatifs pour information :

Aller-retour Paris-Bamako en avion : 800 €
passeport : 86 €
visa 1 mois : 28 €
vaccinations fièvre jaune + hépatite A + typhoïde : 80 €
moustiquaire : 20 €
Frais de traitement contre le paludisme 100 €
Taxi Bamako : 2 €
1 nuit hôtel à touristes Bamako : 13 €
repas dans un resto de Bamako : 4 €
bouteille d'eau minérale : 0,20 €
portable + communication : 9 €

Conclusion :

Il faut partir en sachant bien que ça ne va pas forcément être drôle tous les jours (misère autour de soi, on tombe malade, isolement...). Mais je pense que c'est aussi ce qui fait l’attrait de ce genre d'expérience : on se retrouve vraiment au milieu de la population et on en profite tous les jours (gentillesse et respect de la part des gens qui nous accueillent dans les pays pauvres ou en voie de développement). Tout le monde se plie vraiment en quatre pour que tout se passe bien pour nous. Le choix de l'ONG, ou du groupe qui nous envoie à l'étranger, est important d'après moi. Il faut le choisir en fonction de son sérieux et en sachant à quel niveau on est mélangé avec la population.

Je conseille donc honnêtement à tout le monde de vivre une expérience de ce genre !!