Burkina Faso 2011
Participants:
Céline, Alexis, Grégoire, Tanguy, Rabab, Mathieu, Hamza, Aziz, Ariane, Léopold
Pourquoi faire un projet humanitaire ?
Comment se déroulait le projet ?
Comment participer ?
Informations complémentaires
Ce qu'on en a retiré, critiques, conseils
Budget prévisionnel :
Lieu:
Konkin, un petit village à une 20aine de km de Kaya ( Burkina Faso )
Période:
Juillet 2011
Association:
APVCN
Photos
L'ENSEEIHT offre la possibilité de faire son stage de première année dans n'importe quel domaine. J'ai réalisé un projet humanitaire car cela me tentait depuis longtemps et que je n'avais pas envie de ma lancer dans le monde de l'entreprise des la première année. C'est une occasion inespérée de partir aider des populations défavorisées tout en validant une partie de sa mobilité internationale. De plus, cela permet de travailler avec des personnes de cultures différentes ce qui est très enrichissant.
Nous avons réaliser 2 types d'intervention: du soutien scolaire d'une part et des actions de sensibilisation d'autre part. Les cours avaient lieu tous les matins pendant 4 heures. Il y a 3 classes chacune de 2 niveaux ( du CP1 au CM2) avec une moyenne de 80 élèves par classe. Le principal soucis est qu'ils ne peuvent pas redoubler et qu'on se retrouve avec des élèves de CM1 qui ne savent pas lire. Nous avons essayé de combler ces lagunes. Le deuxième problème est que très peu d'élèves pourront aller au collège car ils n'ont pas les moyens de financer le trajet jusqu'à Kaya, le logement, les frais d'inscription et la nourriture de l'enfant.
Les actions de sensibilisation traitaient de tous les sujets qui les touchent de près : sida, paludisme, tuberculose mais aussi maltraitance et droit des enfants, mariages forcés et précoces, etc … Nous effectuions ces actions sous forme de débats ludiques avec la population qui s'est bien prêtée au jeu mais aussi grâce à des films ou des pièces de théâtres que nous réalisions.
APV-CN demande 250€ pour financer le logement, la nourriture des bénévoles français mais aussi pour financer une partie de la nourriture des bénévoles burkinabais et des manuels pour les enfants.
Vaccins nécessaires : fièvres jaunes, hépatite A, typhoïde + traitement palu
Il faut savoir que les prochains projets d'APVCN n'auront pas lieu à Konkin mais dans un autre village de la région de Kaya. Le cadre sera donc surement un peu différent mais le principe reste le même.
Si vous êtes plus intéressés par la construction d'école ou de centre de santé, un projet peut se créer en collaboration avec ces associations.
C'était une expérience très forte et très enrichissante, c'est difficile de décrire tout ce que cela m'a apporté. J'ai rencontré des personnes franches et sincères avec lesquelles j'ai travaillé et passés d'excellents moments mais j'ai aussi côtoyé la pauvreté de ces personnes ce qui est très dur. Cependant, cela m'a aussi permis de voir que leur système scolaire est, selon moi, très mal fait, que le gouvernement paie des gens pour surveiller les associations plutôt que pour les aider et que les dirigeants des associations ne sont pas toujours totalement fiables.
Il a aussi fallu apprendre à se débrouiller avec les moyens disponibles tant dans la vie quotidienne que lorsque nous avons rencontré des difficultés. En effet, nous avons du inventé des jeux pour les enfants à base de rien. Pour améliorer notre confort dans la vie quotidienne, il nous a fallu faire preuve d'imagination. Par exemple, nous avons inventé un système à base de chaussettes pour avoir de l'eau fraiche. Enfin, lorsque nous avons embourbé le camion à cause d'une grosse pluie, il a fallu se débrouiller pour le sortir et enfin finir à pied sous la pluie de nuit en traversant le fleuve. Cette autonomie forcée est une expérience très riche et plaisante vu que tout se passe dans la bonne humeur.
Je garde aussi une franche amitié avec les bénévoles burkinabais qui nous ont aidé et avec qui nous avons vécu pendant un mois.
J'y ai appris énormément sur moi ainsi que sur les autres ce qui facilitera tout travail en équipe que ce soit en cours de mes études, de mes futurs stages ou bien dans ma vie professionnelle.
Je conseille ce genre de stage à tous ceux qui veulent vivre une aventure extraordinaire auprès d'un peuple riche culturellement et en revenir changé, qui préfère travailler avec des enfants de l'autre bout du monde plutôt que de commencer le travail en entreprise ou en laboratoire que nous aurons tout le temps de découvrir au cours de notre métier d'ingénieur. Cette expérience est unique et inoubliable.
Cependant, je conseille à tout ceux que cela intéresse d'être plus persuasifs que nous n'avons pu l'être dans la recherche de financements. En effet, notre démarche auprès des mairies, conseils régionaux mais aussi auprès de l'ENSEEIHT et de l'INP n'a rien donné. La collecte de matériel peut aussi être mieux organisée. En effet, en connaissant le nombre exact d'élèves on évite de futurs problèmes lors de la distribution. Nous avons aussi eu des problèmes pour récolter des préservatifs. Cette première expérience permettra de mieux organisée la suite et de perfectionner ainsi l'aide apportée à ces villageois. Nous avons fait remonté ces critiques à l'association qui mettra tout en oeuvre pour que ces futurs projets se passent de mieux en mieux mais il ne faut pas hésiter à réclamer d'autres informations auprès d'eux.
Hébergement, repas, déplacements…
250 €
Billet d’avion
750 €
Passeport
70 €
Frais de visas
80 €
Frais de vaccination Fièvre Jaune
50 €
Frais de traitement contre le paludisme
100 €
Matériel scolaire
0 € (collectes)
Matériel sanitaire (Moustiquaires, pastilles pour l’eau…)
50 €
Aide perçue
150 €
Conclusion :
Ce projet m'a aussi montré que ces populations ont besoin d'aide et qu'il y a plein de choses que nous pouvons faire pour les aider, autant au niveau des villages (construction d'écoles, de centres de santé, de puits …) qu'au niveau des villes (traitement des déchets et de l'eau …). Je vais donc essayer d'incorporer cela dans mon projet professionnel et j'espère pourvoir retourner au Burkina Faso soit au cours de mes stages futurs soit après la fin de mes études.
